L’alimentation cétogène est une alimentation mise au point à l’origine pour les enfants épileptiques, oubliée pendant des décennies et réétudiée depuis une dizaine d’années.

En cétose, le corps ne fonctionne plus en brûlant les glucides (via le glucose) mais en brûlant les lipides (via les cétones). Ce fonctionnement apporte, selon les études, de nombreux bienfaits et est susceptible d’améliorer les symptômes voire d’entraîner la guérison de nombreuses maladies.

La diminution drastique des glucides (5% des calories), la modération des protéines (15 à 20% des calories) et l’augmentation des lipides (75 à 80 % des calories) permettent de conserver tous les macros et micro-nutriments essentiels tout en apportant l’ensemble des bienfaits des corps cétoniques.

L’alimentation cétogène rétablit le fonctionnement hormonal optimal : les personnes souffrant de résistance à l’insuline (état de pré-diabète) peuvent à nouveau rétablir un niveau d’insuline bas, guérissant ainsi des maladies liées au syndrome métabolique (1)(2), telles que :

  • le diabète (3). Cette étude indique que la diète cétogène devrait être le traitement de première intention pour les personnes souffrant de diabète de type 1 et 2. Cette seconde étude concerne spécifiquement le diabète de type 2 (4), alors que celle-ci concerne le diabète de type 1 (5). Elle peut être bénéfique pour les futures mères obèses souffrant de diabète gestationnel (6).
  • les maladies cardio-vasculaires. Cette étude indique que la réduction des lipides alimentaires entraîne une aggravation des risques coronaires (7) :
  • l’obésité. Cette étude met en avant la meilleure efficacité sur le long terme de la diète cétogène par rapport à un régime basses calories, ainsi que son innocuité (8).

Photo of researcher conducting microscopic examination of sample

Selon les études, la diète cétogène est indiquée et pourrait permettre d’améliorer l’état de santé des personnes souffrant :

  • d’épilepsie (9) :  La diète cétogène a fait l’objet de beaucoup d’études, et notamment sur les enfants et adolescents sur lesquels la pharmacopée ne produisait aucun effet positif (10).
  • de maladies neurologiques en général (Alzheimer, Parkinson,…) (11) :
  • de cancer, et notamment de tumeur au cerveau (12),

et autres cancers (13).

La diète cétogène est susceptible de priver les cellules cancéreuses de leur carburant essentiel, le glucose. Lorsque la glycémie est réduite via l’alimentation, les cellules saines du corps utilisent les cétones alors que les cellules cancéreuses sont privées du seul carburant qu’elles peuvent utiliser. Les études montrent trois avantages au recours à la diète cétogène en complément des traitements classiques du cancer :

  1. La diète cétogène n’est pas toxique pour le reste du corps, elle est même bénéfique et permet au patient de mieux supporter les effets de la chimiothérapie et radiothérapie.
  2. La diète cétogène augmente l’efficacité des traitements classiques. Les cellules cancéreuses deviennent plus sensibles à la radiothérapie et à la chimiothérapie.
  3. La diète cétogène semble forcer les cellules cancéreuses à se comporter selon une expression génétique semblable aux cellules saines.

Source : http://www.ketogenic-diet-resource.com/cancer-treatments.html

Autres affections : cet article très complet répertorie toutes les indications de la diète cétogène  (acné, trauma neurologique, syndrome des ovaires polykystiques, syndrome de Stein-Leventhal, sclérose latérale amyothropique) (14).

Comment adopter l’alimentation Céto/LCHF ?
– Connaître les aliments qui entraînent une production d’insuline et les éviter (sucres, amidons).

– Choisir tous les jours de bonnes sources de lipides, notamment l’huile de coco, les sources d’oméga 3 (poissons gras, huile de colza, graines de lin), ainsi que les lipides saturés d’origine animale (graisses animales, beurre cru, fromage au lait cru). Cette méta-analyse avance l’innocuité des lipides saturés et l’absence de lien avec des maladies cardiovasculaires (15).Alimentation - Les corps gras

– Modérer les protéines à une portion par repas (soit 30 gr de protéines).

– S’assurer de choisir des aliments contenant suffisamment de micro-nutriments (il n’existe aucun micro-nutriment que l’alimentation cétogène ne puisse apporter. Toutes les vitamines et les polyphénols des fruits se retrouvent aussi dans les légumes).

L’alimentation Céto/LCHF présente-t-elle des contre indications ou effets secondaires indésirables ?

Pour les patients étudiés, la diète cétogène ne connaît que peu de contre-indications (16) et les effets secondaires répertoriés ne sont le plus souvent que transitoires (17) : constipation, haleine fruitée, fringales sucrées liées au sevrage du sucre, perte de minéraux transitoire entraînant fatigue, maux de tête, diarrhée, augmentation de la quantité d’urine, perte de cheveux, palpitations cardiaques).

Par ailleurs, outre le poids perdu plus ou moins vite selon les personnes, le métabolisme et l’état hormonal de chacun, elles bénéficient aussi d’amélioration de leur santé :

– une humeur stable et positive (18) ;

– plus d’énergie pendant la journée (grâce à un approvisionnement constant en cétones)

– une baisse d’inflammation, entraînant de meilleures défenses immunitaires (19) ;

– une plus belle peau (les peaux acnéiques peuvent redevenir normales) et de plus beaux cheveux (20) ;

– de meilleures capacités cognitives (le cerveau est un grand consommateur de cétones) (21) ;

– une meilleure absorption des vitamines liposolubles

– de meilleurs bilans sanguins (abaissement des triglycérides, du cholestérol LDL) (22).

Vous pouvez télécharger l’ebook ci-dessous, l’imprimer et le partager avec votre médecin :

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